Arboretum : une ville de bureaux en bois bientôt aux portes de Paris

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Le projet immobilier Arboretum, dont la livraison est prévue fin 2022, accueillera 8000 à 10 000 personnes dans des bureaux en bois, dans le quartier de Nanterre-La Défense en bord de Seine.

Un projet audacieux

Ce projet immobilier hors du commun est porté par les promoteurs immobiliers WO2 et BNP Paribas Real Estate. Si les travaux sont sur le point de démarrer, le projet a été lancé il y a déjà 4 ans de cela.

Ces 4 années ont été nécessaires pour trouver les financements, qui ont été obtenus en partie auprès du fonds d’investissement Icawood et de FFP, la société d’investissement de la famille Peugeot. Le projet a ainsi été financé à hauteur de 220 millions d’euros de fonds propres, et de 430 millions de crédit, pour un montant total de 650 millions d’euros.

Le projet Arboretum est audacieux et représente une prise de risque non négligeable sur le plan financier.

« Il s'agit du plus gros projet de promotion de bureaux lancé en blanc en France - c'est-à-dire sans avoir trouvé de locataires au préalable - depuis Coeur Défense en 1997 », a ainsi déclaré Guillaume Poitrinal, qui codirige la société WO2 avec Philippe Zivkovic.

Cette stratégie semble risquée dans le contexte actuel de crise sanitaire et économique, d’autant que de nombreuses entreprises ont développé le télétravail. Elle peut néanmoins rapporter gros, si tous les bureaux trouvent preneur.

 

Un campus de bureaux en bois

Ce campus, qui pourra accueillir 8000 à 10 000 personnes sur 126 000 m2 de bureaux, sera composé de 5 immeubles en bois massif et de 2 bâtiments industriels rénovés. Ils seront implantés sur un site de 25 hectares en bord de Seine, dont 10 seront réservés aux espaces verts. On y trouvera 7 restaurants bio, 14 000 m2 de terrasses et une salle de sport de 2000 m2.

Le projet Arboretum a été pensé dans le respect de l’environnement, en opposition au quartier d’affaires de la Défense et à ses grandes tours en béton. Le bois a été choisi pour son empreinte carbone plus faible par rapport à celle du béton.

Comme ce matériau sera néanmoins nécessaire à la construction des sous-couches des voiries et des fonds de forme des bâtiments, il sera récupéré à partir de l’ancienne papeterie présente sur le site. Par ailleurs, la terre nécessaire à l’aménagement du futur parc sera issue des déblais des parkings.

Les restaurants d’entreprise et la salle de sport seront également accessibles aux habitants. Quant aux bureaux, les loyers seront moitié moins chers que la moyenne des loyers de la capitale, avec un prix moyen d’environ 370 euros le m2.