L’expérimentation « Zéro déchet ultime » de Bouygues Bâtiment à Angers

Lecture : 3 min

En 2019, Bouygues Bâtiment a décidé de mettre en place une expérimentation appelée « Zéro déchet ultime », en réponse à la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, qui a fixé un objectif de valorisation de 70 % des déchets du bâtiment et des travaux publics pour 2020. Cette démarche est actuellement testée à Angers, dans le quartier de la Roseraie.

La réhabilitation d’une résidence sociale à Angers

Bouygues Bâtiment, qui souhaite étendre sa démarche de réduction et de valorisation des déchets de chantier à l’ensemble du territoire, l’expérimente actuellement à Angers, dans le quartier de la Roseraie. Il s’agit d’un chantier de réhabilitation d’une résidence HLM, réalisée pour le bailleur social Angers Loire Habitat.

Ce chantier, démarré en 2019, doit être livré à l’automne 2021. Il concerne à la fois l’enveloppe du bâtiment, les parties communes et les 320 logements sociaux répartis dans 5 tours d’immeubles. Bouygues Bâtiment Grand Ouest doit refaire l’isolation extérieure des bâtiments, ainsi que les sols, les murs, les cuisines et les salles de bain des appartements, agrandir les balcons, créer un jardin d’hiver et poser 15 000 m2 de bardage.

La Roseraie : un chantier zéro déchet

Dans le cadre de son expérimentation « Zéro déchet ultime », Bouygues Bâtiment Grand Ouest met tout en œuvre, sur ce chantier, pour ne pas générer de « déchets ultimes », à savoir des déchets qui ne peuvent être valorisés et sont donc voués à être enfouis.

Sur le chantier, une démarche de valorisation des déchets et de tri sélectif est donc mise en place. Tout d’abord, les déchets de dépose, comme les portes, les fenêtres, les éviers ou encore les baignoires, et les déchets de pose, notamment les sols, la laine de verre ou le bardage, ont été recensés et pesés pour pouvoir estimer le poids de chaque matériau à valoriser (métal, inox et laiton par exemple).

Ensuite, des filières de revalorisation locales, situées dans le Maine-et-Loire et en Loire-Atlantique, ont été cartographiées et des contrats ont été signés pour fixer les modalités de revalorisation de ces déchets. Bouygues Bâtiment Grand Ouest a ainsi établi des partenariats avec des acteurs de l’économie sociale et solidaire.

Enfin, tous les intervenants présents sur le chantier ont été sensibilisés à la réduction des déchets, et des zones de tri ont été mises en place. L’équipe travaux a pratiqué au quotidien le tri sélectif et privilégié les produits bio, lavables et réutilisables aux produits jetables.