Le choix judicieux de l’apprentissage pour entrer sur le marché du travail

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Malgré la crise sanitaire, la voie de l’apprentissage attire toujours de nombreux jeunes, notamment en raison du fort taux d’emploi qu’offre cette voie. Les mesures mises en place dans le cadre de la loi Avenir professionnel, votée en 2018, ne sont pas étrangères à cette attractivité de l’apprentissage.

Apprentissage : les mesures de la loi Avenir professionnel

« L’apprentissage, c’est la garantie pour les jeunes d’avoir un travail qualifié avec des perspectives d’évolution », déclarait au mois de février au journal Le Parisien Muriel Pénicaud, ancienne ministre du Travail, à laquelle a succédé Élisabeth Borne. « Dans 8 cas sur 10, l’apprenti est embauché ensuite. Du CAP au master, les jeunes peuvent acquérir de l’expérience et suivre leurs études tout en étant payés », poursuivait-elle.

Un fort taux d’emploi qui, malgré la crise sanitaire, n’a pas faibli. Le gouvernement a bien compris l’importance de cette voie pour l’insertion professionnelle des jeunes, et a mis en place plusieurs mesures fin 2018, dans le cadre de la loi Avenir professionnel.

Tout d’abord, l’accès à la filière a été relevé de 26 à 30 ans : auparavant, pour entrer en apprentissage, il fallait être âgé de 26 ans maximum. Désormais, ce choix est possible jusqu’à 30 ans. Par ailleurs, la loi a facilité les démarches pour permettre aux entreprises d’ouvrir plus facilement leur propre centre de formation d’apprentis (CFA). Enfin, l’État a mis en place une aide financière pour les apprentis passant le permis de conduire, sous la forme d’un forfait de 500 euros.

Apprentissage et taux élevé d’employabilité

En 2018 et 2019, le taux de jeunes en apprentissage a augmenté de 2 % : un essor momentanément stoppé par la crise sanitaire, qui a obligé 25 000 jeunes du secteur de l’artisanat à interrompre leur apprentissage en raison de la fermeture des entreprises qui les accueillaient. Ce sont les activités de services qui ont été les plus durement touchées, comme la coiffure, les soins de beauté et le commerce de fleurs.

Malgré cela, l’apprentissage continue à séduire de plus en plus de jeunes, en raison du taux élevé d’employabilité. Dans le secteur de l’artisanat, ce sont 8 apprentis sur 10 qui sont susceptibles d’être embauchés dans les 7 mois qui suivent la fin de leur formation. En moyenne, un apprenti sur deux est embauché par l’entreprise qui l’accueille.

Par ailleurs, l’État a donné un coup de pouce supplémentaire en faveur de l’embauche des apprentis, sous la forme d’une prime versée aux entreprises recrutant en contrat d’apprentissage. Elle est de 5000 euros pour un apprenti mineur, et de 8000 euros pour un apprenti majeur.