Charpentier

Trouver un charpentier professionnel compétent

Choisir et faire appel à un charpentier professionnel compétent

La conception et la réalisation de la charpente sont un domaine qui nécessite une expertise importante. L’appel d’un charpentier couvreur professionnel est indispensable pour avoir une couverture solide et être serein dans sa future maison.

La principale raison est que le travail de conception et de réalisation d’une charpente est minutieux et nécessite les outils et matériaux adéquats pour le mener à bien.

Pour obtenir une toiture réalisée dans les meilleurs délais et dont les finitions sont soignées, il convient de contacter un charpentier couvreur qui est l’expert dans le domaine.

Ainsi, qu’il s’agisse de travaux de pose d’une charpente, mais aussi d’entretien, de rénovation ou de réparation de la toiture, le charpentier couvreur pourra vous être précieux.

L’ouvrage d’un professionnel du secteur est par ailleurs soumis à la garantie décennale (charpente, couverture...), ce qui permet d’être assuré sur une longue période en cas de défauts ou de dégâts après achèvement des travaux.

Généralement, le charpentier est aussi apte en zinguerie (système d’évacuation des eaux de pluie...) ou en ravalement de façade (nettoyage, réparation ou rénovation).

Où trouver un charpentier qualifié ?

Notre annuaire vous permet de trouver les charpentiers proches de votre domicile. Rendez-vous sur le site (ou la page Facebook) de chacun des professionnels que vous êtes susceptibles de contacter pour étudier leur potentiel.

Il y a certains points clés qui permettent de déterminer s’il s’agit d’un bon charpentier :

  • L’ancienneté de l’entreprise qui, lorsqu’elle est importante, est synonyme d’une longue expérience et peut donc rassurer le commanditaire
  • Les qualifications détenues par le charpentier, visibles sur le Registre du Commerce, indiquent s’il a reçu toutes les formations indispensables à l’exercice de son métier
  • Les garanties de construction proposées
  • La disponibilité du charpentier, ce dernier peut avoir de nombreux chantiers en cours de réalisation donc il faut vérifier si le vôtre peut s’insérer dans son planning sans trop de délais
  • Les prix, qui doivent être ceux du marché, un prix trop bas peut en effet être signe de malfaçon.

Par ailleurs, la vérification des réalisations du charpentier (par exemple en visitant l’un de ses chantiers en cours), la comparaison des devis, le professionnalisme du charpentier dans les réponses apportées aux demandes du client sont autant d’indicateurs qui permettent de faire le bon choix.

Choisir un charpentier compétent et fiable

Un charpentier, pour quoi faire ?

Spécialiste des travaux de gros œuvre et maçonnerie, le charpentier a un rôle phare dans la construction d’une maison puisqu’il en conçoit l’un des éléments essentiels, la charpente.

Ce qu’est la charpente

Le squelette d’une maison est constitué des murs porteurs, mais aussi de la charpente. Cette dernière consiste généralement en un assemblage de poutres en bois et poteaux en acier qui sont posés au-dessus des murs porteurs afin d’accueillir la couverture et la toiture.

À côté de ce type de charpente dit traditionnel existent des charpentes industrielles qui sont financièrement plus abordables. Elles sont faites à partir d’éléments préfabriqués en bois et métal.

Il existe depuis quelques années des charpentes plates qui permettent de créer des toitures-terrasses sur lesquelles il est possible, par exemple, d’accueillir du public ou de créer des jardins potagers.

Les missions du charpentier

Le charpentier a un rôle de création de la charpente à partir des dessins qu’il aura réalisés lui-même ou à partir du travail préalable de l’architecte. Il crée ainsi une épure, qui est la charpente à dimension réelle dessinée sur du contreplaqué.

L’épure est un modèle qui permettra ensuite au charpentier d’exécuter les bonnes coupes dans le bois choisi pour son ouvrage et de savoir précisément quel cubage en bois nécessite la charpente.

Le charpentier est compétent également pour les travaux de rénovation. Il établit alors un état de la charpente à rénover et trouve les solutions optimales pour la réparer ou en remplacer certains éléments défectueux. Il peut ainsi agir en cas de parasites qui viennent envahir la charpente en bois pour les éliminer et prévenir leur réapparition.

Outre les travaux sur la charpente, le charpentier est aussi qualifié pour réaliser des escaliers, des combles habitables, des étaiements... Sa polyvalence fait qu’il possède également des compétences en maçonnerie et en menuiserie.

Il peut être amené à œuvrer sur tous types de bâtiments, de l’immeuble de bureaux à la maison individuelle, du bâtiment industriel au hangar agricole. À chaque réalisation correspondent des normes de sécurité précises que le charpentier connaît parfaitement.

Matériaux et outils du charpentier

La charpente traditionnelle étant constituée essentiellement de bois, ce matériau est l’un des principaux utilisés par le charpentier. Il en connait tous les secrets et sait choisir ceux qui sont les plus résistants selon leur provenance ou leur dureté.

D’autres matériaux pourront être utilisés par le charpentier, à savoir l’acier, le PVC, le métal, le verre, le plastique ou encore l’aluminium.

Il utilise des machines perfectionnées dans son atelier pour réaliser la structure de la charpente. Grâce au dessin assisté par ordinateur ou aux machines à commande numérique, il peut ajuster au millimètre près les coupes à réaliser et concevoir une charpente parfaitement équilibrée.

Une fois achevée la conception de la charpente, le travail du charpentier s’effectue hors de l’atelier, directement sur le lieu de construction du bâtiment. Il s’agit alors de poser (lever et monter) l’ouvrage et y apporter d’éventuelles retouches correctives, en fonction de l’insertion de la charpente dans l’ensemble de la structure du bâtiment.

Devenir charpentier

Ce métier aux multiples compétences, où la moindre erreur peut avoir de graves conséquences, nécessite des qualifications et des qualités spécifiques de la part du candidat au poste.

Les formations requises

Le collégien qui vient de passer son brevet peut s’orienter vers un CAP charpentier bois ou charpentier de marine. À l’issue de cette formation de 2 ans, il pourra travailler dans les entreprises de la charpente et construction bois dans le premier cas ou dans la réparation de navires en bois et assimilés dans le second.

Il existe par ailleurs plusieurs bacs professionnels qui mènent à la carrière de charpentier bois ou dans des secteurs proches :

  • BP charpentier bois, qui permet d’être hautement qualifié dans le domaine et ainsi de participer à l’étude de faisabilité des projets, mais aussi la préparation, l’organisation et la fabrication d’ouvrages
  • BP charpentier de marine, qui permet l’acquisition des mêmes compétences que le charpentier bois, mais dans le domaine des navires en bois
  • BP interventions sur le patrimoine bâti option charpente, qui forme des spécialistes de la rénovation du patrimoine architectural
  • BP technicien constructeur bois, pour être expert dans tous les ouvrages utilisant du bois
  • BP technicien de fabrication bois et matériaux associés, qui permet d’être spécialisé dans tout ce qui est conditionnement et fabrication des pièces en bois (dont la charpente)

Une poursuite d’études est ensuite envisageable jusqu’au niveau bac +2 avec les BTS « développement et réalisation bois » et « systèmes constructifs bois et habitat » et bac +3 pour la licence professionnelle mention métier du bois.

Ces diplômes supérieurs permettent d’accéder à des postes davantage tournés vers la conception technique des constructions en bois. Il s’agit moins de fabriquer concrètement les ouvrages que de les imaginer et en concevoir les dimensions pour les rendre réalisables.

Les qualités du charpentier

De nombreuses qualités sont à posséder pour mener à bien le métier de charpentier. Il faut tout d’abord un certain goût et une bonne maîtrise des matériaux naturels puisque le bois est l’élément essentiel sur lequel travaille le charpentier.

Une bonne dose de rigueur et de minutie est à avoir, car la moindre erreur peut avoir de graves conséquences. Conjointement, il faut savoir respecter les normes de sécurité à la lettre.

Le métier de charpentier requiert une bonne condition physique (notamment lors du travail en extérieur), l’absence de vertige car le travail en hauteur est fréquent, de la patience et une capacité à travailler aussi bien seul qu’en équipe.

Par ailleurs et concernant l’aspect technique du métier, le charpentier sait lire des plans et les mettre en œuvre, il a des compétences en dessin, il est à l’aise avec la géométrie des formes et a de bonnes connaissances en calcul. Il maîtrise enfin l’outil numérique, notamment pour la conception assistée par ordinateur.

Devenir charpentier professionnel

L’origine du métier de charpentier

Si le métier de charpentier existe depuis l’Antiquité, c’est véritablement au Moyen-Âge qu’il se professionnalise avec un savoir-faire technique reconnu par la communauté. Le charpentier est à l’époque aussi bien bûcheron, architecte et ouvrier : il conçoit les charpentes, coupe le bois nécessaire à leur réalisation et les fabrique ensuite.

À partir du XVIe siècle, 2 catégories de charpentiers existent :

  • Les charpentiers de grande cognée spécialisés dans le gros œuvre, les gros chantiers
  • Les charpentiers de petite cognée tournés vers les petits ouvrages comme les portes, coffres... qui deviendront plus tard ce que l’on connaît sous le nom de menuisiers.

Avec la Révolution industrielle et l’usage croissant du fer et de la fonte pour la construction, les « charpentiers en fer » font leur apparition, ce sont ceux qui deviendront plus tard des métalliers.

Si au XXème siècle, les charpentiers bois n’ont pas la cote parce que dominent les constructions en béton et métal, le XXIème siècle voit leur retour en force avec la montée croissante des préoccupations écologiques.

L’usage du bois revient à la mode, car il est un matériau isolant dont la transformation consomme peu d’énergie et qui réduit les émissions de CO2 dans l’atmosphère.